Comment Facebook est-il parvenu à lever autant d’argent ?

Tout le monde connait plus ou moins la success story de Facebook et de son fondateur, Mark Zuckerberg. En janvier 2004, après avoir travaillé sur le projet HarvardConnection.com avec d’autres étudiants, ayant pour objectif de créer un trombinoscope virtuel des étudiants de l’université, Mark leur fait faux bond et décide de lancer son projet en solo basé sur le même principe. « The Face Book » est né. A partir de là, le nombre d’utilisateurs ne fera que croitre pour devenir le réseau social que nous connaissons tous. Malgré son succès auprès des utilisateurs, Facebook n’est, dans les premiers temps, pas rentable. Et pour cause : aucun modèle économique n’avait été imaginé à sa création…

The dream Team

A la fin de l’année 2007, lors d’une fête de Nöel organisée par Dan Rosensweig, directeur général de Chegg, Mark Zuckerberg rencontre Sheryl Sandberg. A l’époque, la diplômée d’Harvard est vice-présidente des Ventes et opérations internationales en ligne chez Google. Après plusieurs échanges, Mark Zuckerberg annonce l’arrivée de Sheryl dans l’équipe Facebook en mars 2008. Son recrutement va être un tournant décisif dans l’avenir du réseau social. Non seulement, Sheryl définit un modèle économique pour rendre le réseau social rentable (la publicité permettra de générer des profits), mais elle s’occupera ensuite des ventes, du marketing, du développement commercial, des ressources humaines, de la politique publique et de la communication de Facebook.

Plus qu’une collaboratrice, Sheryl Sandberg fut l’atout majeur de Mark Zukerberg, une pièce centrale au sein de sa dream team. Elle trouve l’angle stratégique que Facebook va adopter par la suite : être un créateur de besoins pour ses utilisateurs. C’est après avoir mis en place tous ces travaux au sein du géant de la Silicon Valley qu’elle supervisera une levée de fonds titanesque de 1,5 milliard de dollars auprès d’investisseurs à travers le monde en janvier 2011. Elle préparera ensuite l’entrée en bourse de Facebook en 2012.

Quelles leçons à tirer pour nos start-ups ?

Aujourd’hui les start-up fleurissent dans le paysage économique. Les entrepreneurs sont de plus en plus accompagnés dans leurs démarches et peuvent plus facilement rencontrer des business angels prêt à investir. Seulement la levée de fond n’est pas toujours aisée. Pourquoi ? Tout simplement parce que sans crédibilité vis à vis des investisseurs, il n’y pas de levée de fonds. Pour Facebook c’est bien l’arrivée de Sheryl Sandberg qui a permis une telle levée de fonds. Son sérieux, son professionnalisme et sa vision des affaires ont rassurés les investisseurs. Ces qualités, elle les a acquises grâce à son expérience. A travers l’exemple de Facebook on peut dire qu’une expertise senior permet à une entreprise de connaitre une croissance solide.

Enfin, la réussite d’un projet tient souvent dans la capacité qu’ont ses membres à s’entourer de gens compétents aux profils complémentaires. Cela permet d’intégrer des compétences expertes au sein de l’équipe et d’avoir une vision plus large, pour être capable ensuite de développer son entreprise.

Conclusion

Une entreprise reste l’œuvre d’Hommes. C’est donc le facteur humain, les individualités, qui formeront ou non le succès d’une entreprise. D’où l’importance de constituer une dream team avant une levée de fonds. Or, et c’est bien connu, avant cette levée de fonds, la start-up n’a pas les moyens d’agrandir son équipe ou de rechercher le partenaire idéal. La direction partagée offre donc une solution pour limiter les coûts mais bénéficier d’une expertise qui va permettre de lever des fonds ou se développer à moindre coût.

Eric Jaton

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